50 jours pour vivre le temps pascal

Evangéliser les profondeurs

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Dimanche 18 avril
Référence: Lc 24, 48

 

A vous d’en être les témoins.

Depuis la passion et la mort de Jésus, d’étranges événements se passent pour les Apôtres... Ils reçoivent des informations en tout genre leur affirmant que le Maître est vivant. Ils sont partagés entre une joie contenue, le doute et la déception. Pour certains, la vie n’a plus de sens car tout s’est brutalement terminé avec la mort du Maître sur la croix. Le temps s’est arrêté pour eux. Comme nous, ils ont besoin de paix pour se rassurer, pour apaiser leurs cœurs.

A la vue de Jésus, les disciples sont troublés et effrayés, … Face à leur crainte, Jésus établit ses disciples dans la confiance. En évangélisant nos profondeurs, là où nous-mêmes n’osons parfois pas descendre, le Christ s’invite ainsi dans nos enfermements, nos doutes, nos soucis. Par le don de sa paix, il nous demande de marcher à sa suite dans la confiance, le cœur apaisé. Comme des enfants tenant la main de leurs parents, il nous invite à avancer sans se soucier de la difficulté du chemin, ni même de la route à suivre.

C’est alors que le Ressuscité ouvre nos regards, nos cœurs, à la réalité de sa Présence à nos côtés : « Je suis là, je te tiens par la main, je t’accompagne à chaque pas ». 

Le Seigneur ressuscité s’est montré aux disciples d’Emmaüs. Et pourtant, ceux-ci ne l’ont pas reconnu ! Le Christ ressuscité est obligé de donner des signes de reconnaissance, des indices par lesquels ses propres disciples peuvent l’identifier. Il rompt le pain. Il se laisse toucher. Il mange du poisson avec ses amis… Les Apôtres ont pu être témoins de la Présence d’un Vivant à leurs côtés, non d’un fantôme ! Et nous ? Le Christ n’est-il pas également vivant pour chacun de nous, hier comme aujourd’hui ? Ne cesse-t-il pas de murmurer au plus profond de notre cœur : « La paix soit avec toi » ?

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: Hij komt werkelijk onder ons aanwezig


Crédit photo : iStock/Mladen Zivkovic

Sur tous les toits du monde !

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Lundi 19 avril
Référence: Jean 6, 29

 

L’Oeuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Il est des jours où la joie de Pâques semble bien éloignée de notre quotidien. C’est comme si la page était tournée... Et pourtant, il y a des signes ! La liturgie du jour nous propose la lecture du récit du pain de vie. Il s’achève par ce verset : « L’Oeuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Comment lire et comprendre ce récit de la multiplication de pain dans ce contexte ?

Parmi les nombreux signes et indices que nous a laissés le Ressuscité pour le reconnaître, le premier est « la fraction du pain » et le partage. C’est à cela que les disciples d’Emmaüs l’ont reconnu. Ils ont cru et confessé que « Le Seigneur est vraiment ressuscité. » Finie la peur, fini le doute ! Ils peuvent l’annoncer sur tous les toits du monde avec les autres disciples du Seigneur !

C’est donc dans des simples gestes de fraternité, de partage, que la joie de pascale se dessine et se découvre. Si une page semble tournée, les lectures du jour nous invite à discerner des signes !

Dans le récit de la multiplication des pains, le Christ nous invite à travailler pour la nourriture qui demeure ! Pour recevoir celle-ci, il faut faire les œuvres de Dieu, c’est-à-dire « croire au Christ Ressuscité ». Lui le pain qui descend du ciel pour la vie du monde. Voilà une joie simple : celle qui descend du ciel : celle du geste simple, du partage, à portée de main, à hauteur d’homme…

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: Een Psalmvers bij het opstaan


Crédit photo : Flickr/George Redgrave [CC]

Au bout de l’amour

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Mardi 20 avril
Référence: Actes 7, 60

 

Seigneur, ne leur compte pas ce péché.

Le Christ est vraiment ressuscité ! Celui qui a donné sa vie pour ses amis continue de guider son peuple, son troupeau. Par la table du sacrement pascal, il lui donne des forces...

Dans les premiers temps du Christianisme, après l’heureuse annonce de la résurrection, les disciples ont dû rendre témoignage de leur foi… et faire l’épreuve de l’adversité. Le christianisme naissant a dû ainsi affronter des questions vitales, notamment dans ses relations avec le judaïsme, dans l’annonce aux païens. Comment témoigner du Christ mort et ressuscité sans marquer une rupture avec le judaïsme ?

La lecture des Actes des Apôtres d’aujourd’hui nous parle du martyr d’Etienne. Etienne est le premier à verser son sang au nom du Christ, et à prier pour ses bourreaux. « Seigneur Jésus, reçoit mon esprit. » Et puis « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Quel bel exemple de pardon ! Quelle belle prière! Elle est celle du Christ lui-même sur la Croix! N’est-ce pas une voie à suivre pour les disciples de tous les temps? Une expression de l’amour sans faille! 

A nous d’aiguiser notre regard pour voir ces témoins, comme Etienne, qui osent encore aujourd’hui prier pour leurs bourreaux. Les paroles d’une victime des attentats terroristes me viennent ainsi à l’esprit : « aujourd’hui encore, nous ne devons pas oublier que ‘le Christ est plus grand que ceux qui l’ont condamné, que ceux qui nous crachent encore dessus, que ceux qui nous martyrisent. La résurrection prend tout son sens parce que c’est elle que nous devons annoncer. Nous ne pouvons pas nous arrêter à la croix. Tout puissant, Dieu est allé au bout de l’amour. Notre réponse ne doit pas la crainte, mais l’amour. »

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: Omwille van uw Naam

Joie et lumière

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Mercredi 21 avril
Référence: Jean 6,40

 

La volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle… 

Comment comprendre l’idée selon laquelle chacun de nous est déjà ressuscité et  que les portes du royaume des cieux s’ouvrent pour accueillir les croyants ? Tout au long du temps pascal l’Église ne cesse de chanter la louange du Seigneur qui nous offre cette promesse et « nous a rendu la vie ». Le passage de l’évangile de Saint Jean lu ce jour se termine par la citation qui semble être le projet ultime de Dieu pour chacun de nous: « La volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle… »

Le Christ ressuscité nous remplit de joie et de lumière. Et dans cette lumière du Christ, toute l’histoire des humains prend sa vraie dimension. Chacun et chacune d’entre nous peut découvrir sa propre histoire. Dans la lumière du Christ se dévoile notre vraie destinée et le terme de notre route : « Chacun de nous est déjà ressuscité ».

Voilà pourquoi les disciples dès le début n’ont pas gardé pour eux cette joie et cette lumière divines. Ils parcourent le pays en annonçant la Bonne Nouvelle de la parole de vie, vie nouvelle. Cette semence qui a suscité partout la foi au Christ Ressuscité. Comme Les disciples, nos contacts offrent des occasions de partager notre foi partout où c’est possible et témoigner de cette lumineuse annonce :le Christ est vraiment ressuscité. C’est bien la foi en l’amour de Dieu qui nous sauve et qui nous fait entrer à la suite de Jésus dans le Royaume de Dieu, synonyme de vie éternelle. La foi nous fait ainsi participer à la résurrection du Christ, résurrection qui est, à son tour, synonyme de renaissance.

En ce temps de Pâques, c’est à chacun et chacune de nous de relire sa propre histoire et de découvrir sa lumineuse destinée… tellement incroyable et tellement concret pourtant : chacun de nous est déjà ressuscité !

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: In een ander, nieuw licht


Crédit photo : Flickr/Aah-Yeah [CC]

Stimuler notre courage

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Jeudi 22 avril
Référence: Jean 6, 51

 

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie.

Depuis quelques années, rien ne se passe dans nos sociétés comme espéré. La crise est partout ! Après les attentats meurtriers survenus dans bien des pays et, nous sommes maintenant tous frappés de près ou de loin par la pandémie. Et nous nous posons des questions sur notre foi et même sur notre propre existence : "Est-ce que j’abandonne ? Est-ce que je capitule devant le mal?"

Le Christ —le Dieu de l’espérance— est allé jusqu’au bout de la logique de l’amour. A sa suite, notre réponse ne doit pas être la crainte, mais bien l’amour. Reprenons alors le récit du pain de vie. « Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. » Il n’y a pas que la nourriture de la désespérance, celle dont nous sommes gavés au quotidien. Mais il y a aussi cette nourriture qui ne périt pas : celle d’un amour qui ne cesse de se donner, qui continue à nous rassurer. Le Christ est cette force, cette chair donnée, qui stimule notre courage pour avancer, même dans un monde trouble et agité par la pandémie et les diverses crises sociales et économiques.

Voilà pourquoi, nous devons de continuer à transmettre cette joie de Pâques au monde malgré tout et stimuler notre courage : il est plus que jamais nécessaire ! Et il donne goût et saveur !

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: Meer dan een wachter uitkijkt naar de morgen


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Ouvre-toi à sa nouveauté

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Vendredi 23 avril
Référence: Ac 9, 9

 

La voix lui répondit : Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur.

J’ai eu ma première expérience de curé de paroisse à Kinshasa, en RDC. C’était au début des années 1990 et le contexte socio-économique et politique de cette époque était particulièrement dégradé ! Après le pillage de la ville de Kinshasa, le taux de chômage était très élevé et toutes les infrastructures étaient détruites. Mon travail comme curé consistait à fournir de l’aide, mais je ne disposais de rien. Un jour, un homme vint me voir et me demanda d’urgence de l’aide —aussi minime soit-elle ! Je lui dis simplement que je n’avais rien… mais que si par la grâce de Dieu je disposais d’un peu d’argent, je lui en remettrais sur le champ ! J’étais incapable de faire quelque chose pour lui et j’en souffrais. Sur ces entrefaites, survint une dame qui me demanda : « Monsieur le curé, pourquoi êtes-vous triste ? Manquez-vous d’argent ? » Je lui répondis « Madame, si vous venez me voir pour m’apporter de l’argent, donnez-le à ce monsieur ». Elle s’exécuta et me donna encore un billet ! L’homme repartit chez lui tout heureux… et moi, je suis resté là tout tremblant ! Quelle incroyable surprise ! Quel don !

Dans une belle formule de méditation pour Pâques, le Pape François nous exhorte à nous ouvrir à l’inattendu de Dieu. « Jésus marche avec toi chaque jour, dans la situation que tu vis, dans l’épreuve que tu traverses, dans les rêves que tu portes en toi. Même si tout te semble perdu, ouvre-toi avec étonnement à sa nouveauté : il te surprendra. »

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: Leven in dankbaarheid


Crédit photo : Flickr/ashleydiener [CC]

Au-delà de nos échecs

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date: Samedi 24 avril
Référence: Jean 6, 68

 

Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

Le Christ est vraiment ressuscité parmi nous, il a vaincu la mort. Et pourtant… il est des jours où nous passons de la vie à la mort… Des moments où les forces de mort —nos échecs— prennent le dessus. Malgré les multiples crises et diverses difficultés de la période que nous traversons, une lumière est possible si nous regardons vers l’avenir en nous laissant porter par l’espérance d’un monde nouveau. Un monde meilleur, à construire ensemble, est possible dans la douceur de la résurrection. Oui, il est possible de toujours recommencer, au-delà de tous nos échecs, il est donc possible d’espérer au-delà de toute espérance.

Facile à dire diront certains… Il y a bien des personnes parmi nous qui ne croient plus en une telle espérance… Relisons alors l’évangile de ce jour : « C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »

Il ne tient qu’à nous, dès aujourd’hui, d’accueillir un tel courage, de nous mettre à l’écoute de l’Esprit qui vivifie. D’espérer contre toute espérance, de commencer, recommencer, pour aller au-delà de nos échecs. Seigneur, à qui irions-nous ? Passé de la mort à la vie, tu nous montres un chemin au-delà de nos échecs.

Lees de meditatie van de dag in het nederlands: Een hogepriester, ons nabij

Méditations en néerlandais

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