La figure de Pierre

 

Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, Pierre prenait ses repas avec les fidèles d’origine païenne. Mais après leur arrivée, il prit l’habitude de se retirer et de se tenir à l’écart, par crainte de ceux qui étaient d’origine juive. Tous les autres fidèles d’origine juive jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même se laissa entraîner dans ce jeu. Mais quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ? ».
Ga 2, 11-14


 Theresa Anne

9-50

La figure de Pierre telle qu’elle nous est présentée à travers les écritures nous permet de découvrir toute l’humanité de cet apôtre choisi par Jésus. Celle-ci est comme la nôtre, avec toutes ses incertitudes, ses faiblesses, mais également ses bonnes intentions.

Comme toujours, Pierre est dépassé par son angoisse et ses actions sont conditionnées par la peur. Les Actes des Apôtres (Ac 10:9-23) nous racontent une vision de Pierre : « On aurait dit une grande toile qui se posait sur la terre, avec tous les animaux impurs ». Après cette vision, Pierre laisse derrière lui ses vieilles pratiques concernant les aliments impurs. Pour la nourriture, il jouit dès lors de la « la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Rom 8:21), jusqu'à ce qu'il vienne à Antioche, comme on peut le lire dans l’extrait du jour (Ga 2:11-14). Des chrétiens d’origine juive plus stricts l'approchent et Pierre prends peur. « Que penseraient-ils ? Ce que je fais est-il considéré comme honteux ? Ceux-ci vont ils quitter l'Église à cause de mon comportement ? »

Dans l’épisode où Jésus marche sur l'eau, l'attention de Pierre s'éloigne de Jésus (Mt. 14:24-33). Dans le récit de la passion, il va jusqu’à le renier. Ses craintes prennent encore le dessus  — mais pas le dernier mot ! Paul comprend donc qu'en ne voulant plus manger avec des païens, Pierre « ne marche pas droit selon la vérité de l’Évangile » (Gal 2, 11,14). En l'admonestant, Paul lui tend finalement la main, comme le Christ sur le lac. Et Pierre se repent. Voilà un encouragement pour nous tous, au milieu de nos peurs et de nos chutes répétées ! Par ses propres trébuchements, Pierre nous montre que la patience de Dieu à notre égard et face à nos trébuchements est infinie ; il veut prendre soin de nous (1 P 5,7). Avec Pierre, nous pouvons faire confiance en l'amour et la patience sans limite de Jésus (2 P 3,9).

Theresa Anne
Sittard (NL)

Het beeld van Petrus


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