Un lien profond avec Jésus

 

Quant à ceux qui étaient tenus pour importants – mais ce qu’ils étaient alors ne compte guère pour moi, car Dieu est impartial envers les personnes –, ces gens importants ne m’ont imposé aucune obligation supplémentaire, mais au contraire, ils ont constaté que l’annonce de l’Évangile m’a été confiée pour les incirconcis (c’est-à-dire les païens), comme elle l’a été à Pierre pour les circoncis (c’est-à-dire les Juifs). En effet, si l’action de Dieu a fait de Pierre l’Apôtre des circoncis, elle a fait de moi l’Apôtre des nations païennes.
Ga 2, 6-8


Tommy Vandendriessche

7-50

Paul parle franchement. Non comme un diplomate posé mais comme une personne impétueuse, passionnée, convaincue de sa cause. Il ne se laisse pas impressionner par le moindre prestige social ou religieux. Sa fougue ne provient pas de l’enflure de son ego. L'ego de Paul n'est pas gonflé, mais bien rempli par Dieu. Mais de quel Dieu s'agit-il? Le Dieu manifesté en Jésus, victime, persécuté, crucifié, bouc émissaire. En définitive, il n’est pas possible de séparer ce que Paul écrit de son attachement à la personne de Jésus.

Paul n’oppose pas le « Dieu de Jésus » au « Dieu d'Israël ». Plus tôt dans sa lettre (1, 15-16), il avait déjà fait référence à l'histoire de la vocation de Jérémie. « La parole de Yahvé m'a été adressée : 'Avant de te former dans le sein de ta mère, je t'ai choisi' ». Yahvé, c'est le Dieu de l'exode et de la délivrance. « Je suis qui je suis ».
Il n’est donc pas possible de décrire la vie antérieure de Paul comme juive et simplement opposée à celle qui est la sienne désormais. A son époque, le mouvement Jésus n'était pas une religion indépendante mais un des mouvements au sein du judaïsme. Paul a donc continué à servir le Dieu de ses pères, mais d'une manière différente.

Dans sa Lettre aux Galates, Paul décrit la rencontre à Jérusalem avec les principaux dirigeants de la communauté chrétienne. La Lettre aux Galates est considérée comme la plus ancienne source écrite de ce concile d'apôtres. Lors de cette assemblée, il a été décidé que Paul était chargé de proclamer l’Évangile aux les païens (tous les non-juifs).

Les textes des premiers temps du christianisme brossent ainsi un tableau fascinant de la grande diversité au sein du mouvement de Jésus. Faut-il parler ici d' « unité dans la diversité » ? Une telle unité ne repose pas sur un compromis diplomatique —aussi précieux soit-il— mais sur un lien profond avec Jésus et, par conséquent, avec toutes les victimes et les boucs émissaires.

Tommy Vandendriessche
Roeselare

Een diepe verbondenheid met Jezus

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