Le regard...

Dominique Olivier
Mardi de la sixième semaine de Pâques

Le regard et la direction...

Actes 20,1-38

Quand le tumulte se fut calmé, Paul fit venir les disciples et les encouragea ; puis, les ayant salués, il se mit en route pour la Macédoine.   Après avoir traversé la région en adressant aux disciples de nombreuses paroles d’encouragement, il arriva en Grèce   et y passa trois mois. Il allait prendre la mer pour la Syrie, lorsqu’à la suite d’un complot des Juifs contre lui, il décida de repasser par la Macédoine.

Il était accompagné par Sopatros, fils de Pyrrhos de Bérée, par Aristarque et Secundus de Thessalonique, par Gaïos de Derbé, par Timothée, ainsi que par Tychique et Trophime de la province d’Asie.   Ces derniers étaient partis en avant et nous attendaient à Troas.   Quant à nous, après la Pâque, nous avons embarqué à Philippes ; et, au bout de cinq jours, nous les avons rejoints à Troas, où nous avons passé sept jours.   Le premier jour de la semaine, nous étions rassemblés pour rompre le pain, et Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec ceux qui étaient là. Il continua de parler jusqu’au milieu de la nuit,   car, dans la salle du haut où nous étions rassemblés, il y avait suffisamment de lampes.   Un jeune garçon nommé Eutyque, assis sur le rebord de la fenêtre, fut gagné par un profond sommeil tandis que Paul prolongeait l’entretien ; pris par le sommeil, il tomba du troisième étage et, quand on le souleva, il était mort.   Paul descendit, se précipita sur lui et le prit dans ses bras en disant : « Ne vous agitez pas ainsi : le souffle de vie est en lui ! »   Il remonta, rompit le pain et mangea ; puis il conversa avec eux assez longtemps, jusqu’à l’aube ; ensuite il s’en alla.   Quant au garçon, on l’emmena bien vivant, et ce fut un immense réconfort.   Pour nous, ayant pris les devants par bateau, nous avons gagné le large pour Assos, où nous devions reprendre Paul ; celui-ci, en effet, devait y aller par la route : ainsi en avait-il disposé.   Lorsqu’il nous a rejoints à Assos, nous l’avons repris pour aller à Mitylène.   Nous avons embarqué le lendemain et, de là, nous sommes parvenus en face de Khios ; le jour suivant, nous avons fait la traversée jusqu’à Samos, et le jour d’après nous sommes allés jusqu’à Milet.   En effet, Paul avait pris la décision de passer au large d’Éphèse pour ne pas avoir à rester trop longtemps dans la province d’Asie, car il se hâtait pour être, si possible, à Jérusalem le jour de la Pentecôte.   Depuis Milet, il envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église.   Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :   j’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m’ont values les complots des Juifs ;   je n’ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l’Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.   Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.   Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.   Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent.   Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.   Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.   C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous que je suis pur du sang de tous,   car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu.  Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables, pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang.  Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau.   Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.   Soyez donc vigilants, et souvenez-vous que, durant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, de reprendre chacun d’entre vous.   Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage en compagnie de tous ceux qui ont été sanctifiés.   Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne.   Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons.   En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »   Quand Paul eut ainsi parlé, il s’agenouilla et pria avec eux tous.   Tous se mirent à pleurer abondamment ; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ;   ce qui les affligeait le plus, c’est la parole qu’il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage ». Puis on l’accompagna jusqu’au bateau.

 

 



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